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  • Alexandra Pinsault

Les fruits en question



Les fruits, leur teneur en vitamines, en eau, en sucre, en antioxydants, alliés du plaisir et pourtant le sujet n'est pas si simple...


Qu'il requiert d'être consommé de saison ne fait plus débat, qu'il nécessite d'être de qualité biologique non plus.


Oui mais.

Après plusieurs années d'une propagande agro-alimentaire un peu floue, "manger 5 fruits et légumes par jour" a fini par devenir une injonction vide d'explications et d'un peu de sens de la mesure, même si le slogan est efficace.

Les fruits ne sont pas équivalents aux légumes.


Si on commence par leur teneur en sucre cela permettra d'aborder la question :

- de l'index glycémique

- des fermentations intestinales


Les fruits contiennent du fructose, un sucre naturel qui sera toujours plus bénéfique qu'un sucre industriel raffiné, mais qui peut produire des fermentations intestinales et des acides qui peuvent agresser les tissus.

On recommande donc de plus en plus de consommer les fruits à distance des repas (au début ou carrément à part) afin qu'ils ne stagnent pas en fin de repas sur le bol alimentaire ingéré.


Par ailleurs, qui dit "sucre" pose la question de l'index glycémique ou IG, soit la capacité d'un aliment à faire augmenter le taux de sucre dans le sang dans les 2h suivant son ingestion (l'étalon maximal étant le glucose pur à 100). On parlera aussi "charge glycémique" en associant le paramètre "quantité de l'aliment ingéré", à l'occasion d'un autre post.


Cet IG varie selon :

- le type de fruit (par exemple un agrume a un IG bien plus bas qu'une datte qui atteint les 100)

- son degré de maturité, plus le fruit est mûr plus il est sucré, vous le constatez d'ailleurs avec vos papilles

- la présence ou non de fibres, car celles-ci ralentissent l'absorption des sucres et donc la sécrétion d'insuline se fait de façon plus progressive (le jus d'une pomme a un IG plus élevé que la pomme mangée avec les fibres de sa pulpe et de sa peau)

- la cuisson augmente généralement l'IG, cependant elle remplace le travail enzymatique et favorise la digestion (résolvant ainsi le problème des fermentations intestinales du cru)


Ajoutons à cela que la saison la plus propice à leur consommation est la saison chaude car notre feu digestif est fort et nos organes peuvent supporter plus facilement du cru et du froid.


Avec tout ça, un profil VATA et une digestion à tendance lente, j'ai fini par en manger assez peu, ce que je ne trouve pas tout à fait satisfaisant.


J'ai conscience qu'écrire ce post quelques jours avant le début de l'hiver n'est pas très adapté mais mon corps m'a réclamé soudainement des fruits!

Alors je partage l'expérience Miam O Fruits (ou MOF) de France Guillain, qui pourra vous donner envie de renouer avec les fruits.


Pour ma part j'en fais un repas à part entière, je ne consomme rien d'autre, soit au déjeuner soit au dîner car personnellement je ne prends pas de petit-déjeuner, ce qui fera l'objet d'un post ultérieur sur le jeûne intermittent.


Pour la petite histoire, que vous retrouverez dans le podcast Métamorphose où Anne Guesquière reçoit France Guillain :


- il s'agit d'une recette que cette dernière a mis au point en s'inspirant du repas polynésien de son enfance et qui tend à reconstituer les composantes d'un fruit originel (peau, chair, graine contenant de l'huile).


- les ingrédients doivent être respectés car le dosage a été pensé afin de "chélater", c'est à dire capturer, les radicaux libres produits par l'organisme. En commençant par l'huile qui les capture, la vitamine C des fruits et du citron qui nettoie l'huile et les capture à sa place, puis chaque fruit agissant comme le "chélateur" du précédent. Elle considère qu'un ensemble de 4 fruits permet de disposer des bénéfices de 3 d'entre eux par exemple.

A noter que la papaye serait le plus puissant chélateur d'entre les fruits...


- la présence de graines apporterait les fibres permettant à la glycémie de ne pas monter en flèche et donc à l'organisme de disposer d'une énergie pendant plusieurs heures (ce que je confirme).


- enfin le choix de l'huile et des graines vise un apport en omega 3 dont on ne répètera jamais assez l'utilité pour les cellules nerveuses, notamment.


- mastiquer longuement chaque bouchée est impératif pour la digestibilité des fruits crus du MOF et l'assimilation de ses nutriments.


- se rincer la bouche après avoir mangé le MOF permet de réduire l'acidité qui pourrait agresser les dents.


Pour ma part je l'ai testé sur plusieurs jours en repas de midi.

Je l'ai trouvé rassasiant, j'ai repris plaisir à manger des fruits, je n'ai pas manqué d'énergie pour faire une activité physique ensuite.


Pour autant, je ne souhaite pas en faire une doctrine quotidienne et préfère rester à l'écoute de mon corps et de ses "appels".


Voici la recette, que vous trouverez également sur le site bainsderivatifs.fr de France Guillain (dont l'histoire est passionnante...) :


- mixer ou écraser 1/2 banane de sorte qu'elle s'oxyde (quitte à le faire la veille) et la mélanger avec 2 CS d'huile de colza, en émulsionnant comme une mayonnaise


- moudre 1 CS de graines de lin et 1 CS de graines de sésame (à l'aide d'un petit moulin à café électrique par exemple)


- concasser une poignée de trois oléagineux au choix (ex. amandes, graines de courge, etc.)


- dans un grand bol disposer les morceaux d'au moins 3 sortes de fruits frais différents, arroser de 2 CC de jus de citron fraichement pressé et mélanger avec la banane mixée, la poudre de graines et les oléagineux.


- manger en conscience




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